Quand les données interrogent le collectif : une expérience d’acculturation à la recherche dans le LéA-IFÉ ECRiFLORE
Lors de la Rencontre internationale des LéA le mercredi 27 mai 2026, une enseignante d’école primaire, Cylia Pujol et une enseignante chercheuse, Dominique Ulma, du LéA-IFÉ Écriture à Fleury et Orléans-Est (ECRiFLORE) ont présenté une communication intitulée « Quand les données interrogent le collectif : une expérience d’acculturation à la recherche dans le LéA Ecriflore ».
La question de la collecte des données s’est posée comme dans toute recherche dans notre LéA portant sur l’écriture dans toutes les disciplines qui est dans sa seconde année. En effet, les membres de notre LéA se sont aperçus que la notion n’était pas comprise de la même façon par tous. L’idée a alors été de co-construire un sondage comprenant 12 questions (4 QCM et 8 questions ouvertes) qui a été renseigné en mars et avril 2026 (Taux de participation environ de 70%) pour recueillir les représentations de chacun.
Quelques constats ont émergé : 36% des répondants ne savaient pas quelles données recueillir. La notion, très diversement définie, a pu être confondue avec l’objet d’étude (par exemple un type d’écrit comme les journaux d’apprentissage) ou les outils pour les collecter. Pour les participants, les données ont d’abord une visée utilitaire pour réguler l’action pédagogique et penser l’enseignement (exemple : évaluer la pertinence des axes de travail).
Les freins et les limites du sondage ont également été pointés : des obstacles méthodologiques (exemple : les personnes ne pouvaient pas toujours répondre qu’elles ne savaient pas), matériels (exemple : avoir des enregistrements audibles), organisationnels, mais aussi d’interprétation (exemple : « parfois l’interprétation à distance peut être faussée car il manque des éléments du contexte »). En dépit de ces difficultés, la confrontation à cette question a conduit à une acculturation à la recherche à travers le sondage (sa conception, sa mise en œuvre, l’analyse des résultats), mais aussi lors des temps d’échange en réunion plénière ou en petits groupes, avec les apports des chercheuses, la lecture de textes scientifiques présentés sous forme de « racontage », l’organisation de dossiers consacrés à la recherche, etc.
Cette réflexion a permis une évolution sur la réception par chacun de la notion de données (différentes du corpus), mais aussi une re-précision des objets d’étude et de la méthodologie (observables, listes de critères, grille d’entretien). Les chercheuses ont aussi cheminé (des notions de recherche ne sont pas définies et peuvent apparaitre floues). Une culture commune se construit.
Kathy Similowski et Claire Trembleau
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
cangot (1 juillet 2026). Quand les données interrogent le collectif : une expérience d’acculturation à la recherche dans le LéA-IFÉ ECRiFLORE. LE BLOG DU RÉSEAU DES LéA-IFÉ. Consulté le 19 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16hqw
