C’est à l’occasion d’un conseil des maîtres, en début d’année scolaire, que j’ai découvert que l’école Saint-Nicolas dans laquelle je venais d’être nommée, faisait partie d’un dispositif nommé LéA depuis deux années déjà, et que l’ensemble des heures de formation de l’équipe y étaient dédiées. J’allais donc intégrer ce dispositif aux deux-tiers du parcours. Une rencontre du groupe était d’ailleurs programmée le 8 octobre 2025, j’en apprendrai davantage à ce moment.
LéA ? Que pouvaient bien signifier les lettres de cet acronyme ? Je pensais d’abord qu’il s’agissait du Lab’Léa de l’éditeur Nathan. Que nenni. Mes collègues m’ont alors décrit le dispositif comme étant un espace de recherche en éducation, dont l’enjeu principal est de promouvoir la lecture auprès des enfants au travers de projets innovants et engageants. Intéressant… Mais je n’avais toujours pas connaissance de la signification de l’acronyme en question.
Le 8 octobre 2025, j’ai donc retrouvé mes collègues à l’INSPÉ de Colmar, ainsi que de nombreuses autres personnes issues d’horizons divers : chercheurs, formateurs INSPÉ, PEMF, conseillères pédagogiques, bibliothécaire, formatrice associée, enseignants du premier degré, animatrice pédagogique OCCE. Nous avons commencé par un tour de table durant lequel chacun a pu se présenter ; on m’a demandé également d’exposer brièvement mon parcours. Et je me suis très vite sentie à l’aise et à ma place. J’ai également obtenu la réponse à ma question “Que signifie l’acronyme LéA ?”… L-é-A : il s’agit en réalité de Lieux d’éducation Associés portés par l’Institut Français de l’Éducation (IFÉ).
La réunion a démarré. Je prenais les informations au fur et à mesure sans poser de questions. J’ai très vite observé que chacun était animé par une volonté commune : celle de donner l’envie et le goût de lire aux enfants. Quoi de plus beau, de plus porteur et de plus fédérateur comme projet pour des professionnels de l’éducation ! J’ai également ressenti beaucoup de bienveillance de la part de l’ensemble des acteurs du groupe. Quelque soit la fonction des uns et des autres, chacun est écouté à sa juste valeur et sa parole est prise en compte. Chacun peut proposer, faire part de ses remarques, de ses observations.
Mais c’est aussi au sein de l’école que l’on en ressent les tenants. Le dispositif fédère toute l’équipe, qui œuvre de façon cohérente dans un but commun. On sent la motivation et l’enthousiasme de chacun. Chaque enseignant, avec sa sensibilité, met sa main à la pâte, sa pierre à l’édifice. Certains décident de mener des projets interclasses, d’autres tissent des liens avec des partenaires. Tous sont acteurs. C’est motivant et très enrichissant.
Si je devais aujourd’hui résumer en quelques mots ce qu’est un LéA, après avoir assisté à trois réunions, je dirais qu’il s’agit d’une parenthèse, ou d’une petite bulle d’oxygène, dans nos quotidiens effrénés, qui nous permet de nous connecter à des questions essentielles, pour lesquelles nous manquons cruellement de temps. Le LéA nous permet de prendre ce temps nécessaire pour explorer les différentes facettes d’une problématique en particulier, il nous permet ce temps d’échange que nous avons rarement. Et il permet la mise en relation de professionnels complémentaires qui n’auraient pas forcément l’opportunité de se rencontrer et d’échanger dans un autre contexte. C’est donc un espace d’échange dans le respect des uns et des autres et dans un but commun où l’on prend le temps de partager expériences, mais aussi idées novatrices et engageantes.
Alors, quand à l’issue de la première réunion, on m’a posé la question : souhaites-tu te joindre à notre projet pour l’année scolaire ? C’est sans la moindre hésitation que j’ai répondu un grand « oui » ! Et je ne regrette en rien mon choix.
Anne Fleith, membre du LéA-IFÉ Pratiques engageantes en lecture et médiations au livre (PELMEL)
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante : avadcar (28 mai 2026). J’ai intégré un LéA… mais que recouvrent ces trois lettres ? LE BLOG DU RÉSEAU DES LéA-IFÉ. Consulté le 17 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16agf